somewhere-over-the-rainbow

Skies are blue...

Mercredi 11 janvier 2012 à 0:58

 Eh Non ! Je ne suis pas complètement partie.http://somewhere-over-the-rainbow.cowblog.fr/images/route.jpgJe n'ai pas qu'un pied dans la vie, mais un corps et un esprit. Mais aussi toujours un oeil sur les choses que j'aime, pendant ces instants silencieux où je trouve quelques miettes de solitudes. 

Je devrais y avoir les deux yeux fixés. Parce qu'il y a des choses que l'on ne peut pas se permettre d'égarer, d'oublier en chemin. Il y a des choses qui devraient rester. Toujours. On en a besoin, on le sait. C'est l'essentiel.
Mais le temps court , les minutes s'envolent. Et on oublie, on met de côté. Jusqu'à la prochaine fois.

J'ai laissé ça un temps, posé quelque part. Sur un coin de mon bureau. Dans un renfoncement de mon âme.
Je voudrais dépoussiérer tout cela en soufflant fort, ou doucement plutôt, pour ne pas abîmer, risquer d'abîmer.

Il y a des soirs comme celui ci ou je souffle dessus. Doucement. La "pointe de mon stylo" n'a pas séchée. L'encre y est toujours en attente d' Ëtre.
Ces moments sont rares, à présent. Mais il y a ces quelques minutes flottantes qui me rappellent que rien n'est perdu. Mon esprit n'est pas égaré. Il est simplement lové en observateur, pour plus tard, un jour,- bientôt ?! - s'ouvrir et laisser couler. Comme avant.

Non, je ne suis pas complètement partie. Puis-je dire, même, avec plaisir - et remplie d'évidence à cette idée - , absolument pas.



De quelque part, pas si loin, et toujours très tendrement...
 

Jeudi 7 avril 2011 à 10:13

http://somewhere-over-the-rainbow.cowblog.fr/images/photolesbiennenoirblanc128.jpg

Quatre jours. Pas d'quoi en faire en plat.

"Tu t'attaches trop...", j'me dis. "Pas la peine de m'dire ça c'est déjà fait, et j'peux rien y faire..." j'me réponds. "Et c'est sans regret", je conclus.

A la voir tous les jours, à l'avoir tous les jours, toute la journée, à partager le même lit presque plus de sept soirs par semaine, pratiquement.
Oui, je le dis, je l'assume -ma niaiserie amoureuse-,  quatres jours, cela me parait quatre ans.
C'est incroyable, cet amour et cet attachement qu'elle peut exercer sur moi. Je sais déjà que chaque seconde que je la saurai loin lui sera consacrée.
A peine partie, je penserai à elle comme si elle me manquait depuis deux siècles.
Je ne cesserai de me demander ce qu'elle fait. D'imagine ses gestes, ceux qu'elle pourrait faire à l'instant même où j'y pense. Je ne cesserai d'imaginer ce qu'elle pense, au moment même où mon esprit s'arrêtera sur son image.
Son image. Je la colle à l'écran de mes paupières comme un souvenir suceptible de se flétrir au fils des années, fâner, jaunir, et disparaitre. 

Mais quatre jours, bon sang !  

Ces heures là seront les plus solitaires que j'aurais pu connaitre depuis bien longtemps, même entourée de tous ces corps et de tous ces esprits que je connais si bien et avec qui je vis tous les jours. Seulement, il en manquera un, de corps. Il en manquera un, d'esprit. Et ce coeur, avec lequel j'ai appris à synchroniser les battements du mien au quotidien. Et cette main, que j'ai appris à serrer, et ce regard, sous lequel j'aime tant exister.
Ils manqueront ces bras... Ses bras.

"Un seul être vous manque et tout est dépeuple", à écrit Lamartine. Je n'en ai jamais douté. Mais aujourd'hui je sais qu'il n'y a rien de plus vrai.

Quatre jours.  Il ne m'en faudra pas si peu pour sombrer dans le manque d'amour. Car je le sais, son amour, peut importe où elle se trouve.
Il ne m'en faudra pas si peu pour me noyer dans son absence, comme ceux qui partent loin d'eux même des mois durant.

Mais quatre jours, c'est tout juste ce qui me suffira pour savoir plus fort encore -car je le sais déjà depuis bien longtemps, elle n'a jamais eu besoin de partir pour que je puisse le penser et le sentir partout dans mon corps-, que je ne veux jamais être séparée d'elle.

C'est fou, l'amour. S'attacher à une personne à ne plus pouvoir s'en déccrocher.
Mais il faut savoir.

Lundi soir, je ne dormirai pas. Je le sais, trop prise par la hâte de retrouver son sourire.
Puis je me lèverai pour aller travailler. Je passerai ma journée à vouloir bousculer le temps, à vouloir négocier les heures pour qu'elles ne durent que quelques minutes.
Et à un si court fragement de temps de la retrouver, j'angoisserai. J'aurai une ces boules au ventre qui me détruira l'estomac. Le coeur tout serré mais tellement bruyant et explosif. Et les poumons tous petits, le souffle court.
Je serai pleine de l'absence qu'elle aura laissé en moi.
Mais tout ça ne sera rien comparé à la joie qui m'emportera à l'instant même où mon corps aura retrouvé son moule, où mon visage retrouvera la chaleur de son cou.

Je suis prise au corps par l'Amour.
J'ai l'âme ligoté à ces plaisirs et à ce bonheur qui rempli ma vie à présent.

Et toute cette sensibilité qu'elle me fait découvrir et qui m'habite à chaque seconde me fait écrire des textes idiots.

Mais merde. J'ai 20ans, laissez moi écrire l'histoire de ma vie comme je l'entends. Comme je le ressens.
Mon conte de fée ne fait que commencer. Et croyez moi, il se finira comme il se doit.

"Elles vécurent heureuses et eurent beaucoup d'enfants..."




Ps :Si je n'ai écris aucun "je t'aime", c'est qu'à présent, ces mots sont d'une faiblesse que je n'avais encore jamais rencontrée dans la langue française, dans le langage même, et dont je ne pourrais me permettre d'en employer le sens pour dire ce qui me brûle vraiment à l'intérieur.
Et puis, de tout façon, que je l'aime, cela coule de source.
Je l'ai écris entre chaque lettre, entre chaque mot...





                                                                                                 
         A présent occasionnellement, 
                                                                                                                     mais toujours très tendredrement,
                                                                                                                                                             Lola.

Mercredi 15 décembre 2010 à 22:20

Depuis quelques mois, j'écoute l'amour en Italien. Je ne comprends pas tout. Mais je ressens beaucoup.

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Voici un paysage au dessus duquel je pourrais voler infiniment.  Liberté. Des sens et de l'esprit. Un gouffre de bonheur pour les yeux.

Mon thé est froid. Je repose ma tasse orange presque vide sur mon gros livre, celui que je lis en ce moment. Celui que je lis, quand j'ai le temps.
"One Day", de David Nicholls.
Je ne sais pas très bien ce que j'écris, je sais juste que mes doigts tapent inlassablement sur les lettres éparses de mon clavier.
J'étais motivée pour écrire une ou deux phrases sur ce qui tourbillonne en moi en ce moment. Mais au fur et à mesure que j'écris, mes pensées s'effacent. Un peu comme un message écrit sur le sable, et que la mer vient avaler, pour le garder en elle, ce message. La mer, elle est pleine de messages. Des prénoms, des "je t'aime", des marques d'instants de vie bien précis, d'un peu tout le monde qui a vu la mer au moins une fois dans sa vie. La mer, elle a faim de vie humaine. Ou peut être simplement de sa saveur. De son goût délicat, crépitant sous son écume.
Je pourrais écrire là dessus. C'est un sujet intéressant, la Mer. Le ventre de la mer. Sans copier Alessandro Baricco, je pourrais écrire là dessus.
J'ai ma propre idée de la Chose.

Un temps

J'ai été me refaire un thé. Il est trop chaud. Je viens de me brûler la langue. Je ne pourrai plus jamais parler.
Je regrade les photos collées sur mon mur. Et je pense à tous ces fragments de vie qui ne sont plus. Qui ne sont plus que dans mon esprit. Et sur mon mur. D'une photo à une autre, j'ai l'impression d'avoir vécu deux vies. Certains souvenirs me parraissent tellement loin, qu'ils ne me semble presque pas les avoir vécu. Pourtant si. Et ils font ce que je suis aujourd'hui. Une filler chiante et insupportable. Dont le caractère pourrira la vie. Mais avec un coeur énorme, et si bien caché. On sait jamais, soyons prudents...

La regarder dormir. Qu'est ce que j'aime ça. SOuvent je me réveille et je la regarde. Je ne bouge pas, pendant de longues minutes. Et je colle à elle, j'enfouie mon visage dans ses cheveux. Et je m'endore, heureuse. Amoureuse, un peu plus.
J'aime aussi passer mes doigts dans ses cheveux, caresser sa nuque, lorsqu'elle conduit. Des fois elle laisse tomber le poids de sa tête dans ma main. Je souris. J'aime quand elle me fait sourire. Quand elle me fait rire. Rire aux éclats. Ou même pleurer de rire.
J'aime la regarder fumer. Une grande dame. Une élégance rayonnante. Et je comprends Flannery qui trouve tous les charmes possibles à la bouche d'Anne, lorsqu'elle boit son café, ou fume sa cigarette. Je découvre la même beauté et la même grâce  tatouées sur les lèvres de Sa bouche à Elle. Et bien plus même. J'aime l'observer. Sa façon de bouger, de parler, de regarder, de se taire, de penser. Je la rencontre sous tous ses visages. Et je les aime tous.
J'aime lorsqu'elle chante. J'ai aimé qu'un soir d'été, elle me chante l'Amour en Italien. Je n'ai pas tout compris, mais j'ai beaucoup ressenti.
Et j'aime plus que tout lorsqu'elle danse....

Suite à suivre... (une idée de plus pour un article, un autre soir...)


Voilà quelques temps que je veux écrire quelque chose qui me tient à coeur. L'écrire, pour pouvoir y réfléchir, poser mes mots, pour pouvoir essayer de lui dire. Ou pour qu'elle le lise. Je sais qu'elle lit, parfois...
Je veux dire (mon thé est toujours trop chaud, ça me déconcentre...) que je me suis rendue compte de quelque chose, qui me semble important. Et seules quelques personnes pourront me comprendre.
C'est qu'aujourd'hui, je me retrouve conne.
Il n'y a qu'une fois qu'on a trouvé la bonne personne que l'on se rend compte que c'est vraiment différent. Ce que l'on croyait être tout, avant cette fois ci, n'était pas grand chose. Du mois, c'est beaucoup moins. C'était l'aventure. Et j'ai trouvé mon trésor.
"Alors c'est ça, l'amour... C'est ça aimer. Putain, j'en étais loin, quand même... maintenant je sais. C'est fait un peu mal parfois mais c'est tellement bon, à chaque réveil, à chaque couché..."

Oui, c'est ça. J'ai plus à chercher. Plus besoin, plus envie.
Attention certains cherchent toutes leurs vie. Ou restent plantés dans un mirage. Mais ce n'est pas si grave si c'est tout ce qu'ils connaissent...aucun regret.
C'est un bonheur que tout le monde ne connait pas.
Ou une tragédie que beaucoup ne comprennent pas.
Car lorsque on le laisse échapper, pour telle ou telle raison, on s'en veut à vie. On ne se pardonne pas toujours. Car en partant, il nous a pris le coeur. Il nous a pris la Vie. Envolé le sourire, éteint, le soleil. On peut s'y noyer dans la peine. Et on se laisse couler, envelopper dans les souvenirs heureux.

Sujet à développer.

L'amour, le grand Amour, au sens le plus niais et le plus délicieux aussi, il a tatoué ma peau. Et je ferai tout pour le garder près de moi. Ne jamais le perdre. Ne jamais la perdre...


J'ai comprit beaucoup de choses à la vie durant ces dernières années.
Et cette peur de perdre qui m'enlace si tendrement m'irrite la peau.
Je vais la laisser vivre un peu. Un peu plus loin de moi.
Je veux la sauver de cet amour dévastateur qui me prend aux tripes quand je la vois. Quand je pense à elle.
Est ce qu'elle ressent la même chose. Je ne veux pas parler pour son coeur, mais je pense que non.

La distance, même très minime, lui crira peut être que je lui manque. A elle, à son corps, à ses mains, à sa bouche...
On a pas le même état d'esprit. Pas les même besoins. Ni les mêmes exigences. Mais je sais qu'on s'aime extrêment fort.
Je rêve parfois de ne l'avoir qu'à moi. Des jours entiers, à la couvrir de cadeaux, de baisers, de romantisme, de bons moments, de rires et de tendresse. Je rêve de moments à partager rien qu'à deux. Nous, deux seuls témoins d'une histoire naissante et grandissante à chaque heure.
Puis parfois, partager notre bonheur avec les autres. Avec eux.

Maintenant j'y pense...

"Sempre Sempre
Quelques mots d'amour que tu m'as laissés
Si cet amour est tellement vrai
C'est un vide auquel je ne m'habitue pas
Dans mon âme il y a cet éclat
Cette lueur que l'on éteint jamais quand on a trop aimé"


Demain, levé 5.00.
Départ de la maison à 6.30 (embouteillages peut être...)
Arrivée à la gare à 8.00
Départ de Paris à 8.13
Arrivée à Londres à 9.27, heure locale.

Ce n'était qu'un brouillon de pensées, celles qui m'ont frôlées la veille de mon départ. Celles qui m'ont sourie avant de m'éloigner de tout ça.



Je pars pour un voyage duquel je reviendrai pleine de nouvelles choses. Avec de nouveaux yeux, de nouvelles idées, de nouveaux projets, de nouveaux rêves, des valises de souvenirs, un coeur encore plus gros. Et des milliards de "Je t'aime"  pleins la bouche. Collés aux lèvres. Se battant pour arriver jusqu'à elle.
Elle m'aura trop manquée...

Dimanche 10 octobre 2010 à 22:58

Ebauche d'une pensée tremblante. D'un sensibilité suprême...


Si je prends le temps de me confier à vous, ce n'est pas seulement pour alimenter mon blog et respecter les délais de publication de Cowblog -car il m'arrive de me fondre dans une lourde absence à certaines périodes, le manque d'inspiration, le vide, ou le manque de temps, vous devez surement connaître ça aussi et donc comprendre-, mais pour livrer les mots qui me pèsent à l'intérieur à d'autres coeurs, à d'autres regards sensibles peut être, avides d'un quelconque jugement, mais également pour m'imprégner l'esprit d'un faux courage de lui écrire ce que je pense.
Vous savez, un peu comme ces lettres qu'on écrit du bout de l'âme en friche certains soirs de solitude, et qu'on laisse paisiblement dormir dans une boîte, elle même bien cachée, à l'abri des curieux.
Ce sentiment de soulagement intérieur. Tout est sorti. Mais emprisonné entre des fibres blanches. Et qui ne trouvera, pour la plupart des cas, jamais son face à face.

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Suspendue à ses moindres désirs, j'essaie de la combler.  Lui offrir le meilleur de moi même. Et je jure que j'en saignerais s'il le fallait. Elle est ma vie.
Et tout ça, sans vouloir l'écraser du poids de mes sentiments. Sans vouloir l'étouffer dans mes draps de désirs.
Le plus magique dans cette histoire, est la certitude de passer chaque jour à croisant son regard, à tenir sa main, et à goûter la chaleur de ses lèvres contre les miennes. Chaque jour. Chaque jour elle est ma femme, une bonne amie selon les regards qui nous observent, mais au fond toujours mon amour.
Chaque jour je la vois s'épanouir dans sa passion, qui est la mienne, aussi. Coup de chance ?
Et l'on se soutiendra toujours dans ce monde farfelu artistique qui nous demande de la détermination et de la confiance. Parce qu'elle m'en apporte quand j'en manque. Et que je pense faire pareil pour elle. On sera toujours l'une derrière l'autre à se pousser. Et ça me rassure, en un sens.

Mais parfois, je voudrais simplement lui manquer. Que notre commune présence ne soit pas machinale. Qu'elle soit heureuse de me voir, pas juste contente, qu'elle soit surprise. Lui manquer. et qu'elle réalise que je suis là, et que peut être, elle m'aime. Que ce ne soit pas acquis. Qu'elle se le dise à elle même, "putain, c'est fou c'que j'l'aime...". Que son amour ne stagne pas.

Je voudrais partir. Lui faire gouter l'absence pour qu'elle se rende compte de la véritable saveur de la présence. Je veux qu'elle ai mal de vide.
Et qu'elle se sente revivre à mon souffle dans son cou, devenu si rare. A mes mains sur son corps. A mes lèvres sur sa peau. Qu'elle ne s'habitue pas. Qu'elle ne pense pas posséder. Car même si je lui appartiens, je veux qu'elle ne le sache jamais. Connaître toujours ce petit frisson, cette sueur froide, cette peur de voir s'éloigner tous ces espoirs qu'elle a enfouie en moi depuis le premier jour.


Moi, je n'ai pas besoin de la savoir loin pour me rendre compte chaque jour, à chaque réveil, un peu plus, de la chance que j'ai de l'avoir. "De l'avoir"...
Je n'ai pas besoin qu'elle me manque, pour jouir de l'idée même qu'elle m'aime en retour.
Sa présence me suffit.
Elle, me suffit.

Ses "je t'aime" me sont précieux. Tellement.
Et je sais qu'elle se perd, en ce moment. Et je crois qu'elle voudrait que je lui manque. Pour être sure...?

Je voudrais lui manquer, et qu'elle me regarde comme avant. Sans certitude aucune de ce que l'avenir nous réserve. Mais avec celle de l'existence bien réelle de cet amour si spécial qui nous borde.



Je ne remets aucunement en doute son amour pour moi. Je le sais fort et bien précieux, délicat. Doux.
J'exprime simplement cette petit peur que j'ai au fond de moi et qui picote, celle de courir à ma perte, à notre perte, ma moitié noyée par ce trop plein d'amour que je lui offre, dont je l'inonde peut être, en voulant bien faire. Cette peur de voir sa flamme s'éteindre, peu à peu. Par la montée des eux, atteignant la mèche...

Que dire... Que je serai prête à souffler dessus une vie entière jusqu'à ce qu'elle soit sèche. Pour un jour tenter de la rallumer.

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Amoureusement, un coeur qui bat. Merci.

Jeudi 7 octobre 2010 à 22:57

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Je ne comprends pas bien les sentiments humains, je crois. Je n'arrive pas à saisir. Je trouve bien désagréable de se laisser emporter dans un tourbillon de tourments où chaque chose n'est que sont contraire. Où chaque vérité n'est que mensonge. Je crois que je suis égarée au milieu du dédale de mes propres pensées. De mes propres émotions.

J'aurais pu croire qu'en avançant dans la vie, j'aurais commencé à la connaître, cette petite flamme. Que je les aurais apprivoisés, ces tambours intérieurs. Et cette légèreté. Et ce bonheur.
Mais c'est faux. J'accepte un peu plus chaque jour m'être trompée sur ce point.
Je peux avoir 12ans, 19ans, 25ans, 40ans. Ou 60. Je ne connaîtrai jamais rien à l'amour, pulsion imprévisible.

Aujourd'hui, j'Aime. J'aime de tout mon coeur, de tout mon corps. De tout mon être. Et j'aime tellement fort, que j'ai l'impression que ce n'est pas assez. Que ça ne sera jamais assez. Parce que Elle, elle vaut mieux que ça, qu'un amour terrien, qu'un petit coeur de rien du tout qui bat pour son petit être si précieux. Elle, elle vaut mieux qu'un amour de fourmis. Et j'aimerais arracher tous les coeurs de tous les gens de toutes les planètes de tous les systèmes solaires, pour les lui offrir et lui faire écouter combien je l'aime, moi.

Je voudrais chaque jour faire quelque chose pour le lui montrer.
Je suis trop petite pour lui décrocher la lune. Alors j'ai donné son nom, puis le mien -pour nous unir- à une étoile. Elle brille chaque soir au dessus de mon lit, collée à mon plafond, et je la regarde avant de fermer les yeux.
Je l'aime trop fort je crois, j'en suis parfois désespérée, car il me semble sombrer dans la folie certains soirs. Je voudrais l'enlever et l'emmener au bout du monde. Ou simplement en week-end, juste Elle et moi.
Et toutes ces choses qui me traversent l'esprit ne sont que folie. Pas impossibles. Mais pure folie. Et aujourd'hui, à l'heure qu'il est, pour des raisons personnelles, je ne peux pas me permettre de la cotoyer, cette cousine de la raison.

Et en ce soir d'Octobre, je crois devoir me tourner et lever les yeux vers un Dieu auquel je ne crois pas, pour lui implorer une infime réponse à tous ces questionnements insupportables.
Et je connais bien sa réponse. Je vais l'assimiler et l'écouter. Suivre son conseil. Je n'ai plus rien à perdre.

Juste l'aimer chaque jour au réveil, l'aimer chaque soir au coucher. Et vivre au jour le jour, de petites folies et de passions. Les grandes folies viendront avec le temps. Ce grand maître de la vie.

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